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Baker & McKenzie : publication des résutats d'une étude en M&A

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Le cabinet Baker & McKenzie et The Economist Intelligence Unit (EIU) publient les résultats de leur étude M&A "Opportunities Across High-Growth Markets : Trends in Cross-Border M&A".


Le dynamisme des entreprises des marchés émergents, moteur de l’activité des fusions et acquisitions transfrontalières.

L’étude "Opportunities Across High-Growth Markets : Trends in Cross-Border M&A", menée à une échelle mondiale, détaille les stratégies des fusions et acquisitions des entreprises implantées dans les marchés développés et émergents.

Les fusions et acquisitions transfrontalières connaissent un regain d’activité alors que les entreprises cherchent des opportunités d’investissement au delà de la zone BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) dans la prochaine génération des pays à forte croissance. Selon un rapport publié par Baker & McKenzie, près de la moitié des dirigeants interrogés s’attendent à un intérêt croissant de leur entreprise pour les fusions et acquisitions transfrontalières dans les deux prochaines années. Les entreprises implantées dans des pays à forte croissance ont également fait part de leurs intentions de cibler une plus grande diversité de juridictions afin de déployer leurs stratégies de croissance.

Le rapport, fondé sur une enquête menée par The Economist Intelligence Unit (EIU) pour Baker & McKenzie, a interrogé plus de 350 dirigeants présents dans les marchés développés ou à forte croissance, sur les principaux facteurs qui conditionnent la réussite d’une opération de fusions et acquisitions transfrontalière et sur les risques qui pourraient potentiellement faire échouer leurs investissements vers de nouveaux marchés.

Tim Gee, responsable du groupe Fusions & Acquisitions chez Baker & McKenzie au niveau mondial, explique que "l’activité des fusions et acquisitions hors des frontières est en train de changer ; nous observons un plus grand nombre d’opérations menées par des pays à économie en forte croissance". "Désormais, il ne s’agit plus seulement d’entreprises occidentales qui achètent. Les entreprises des pays émergents aussi, bien que les pays développés restent à l’affut des opportunités sur les nouveaux marchés tels que l’Indonésie, la Turquie ou encore le Vietnam et les futurs marchés non encore identifiés. Les conclusions de notre rapport sont proches des activités et des intérêts de nos clients, y compris la nécessité de repenser leur stratégie pour optimiser leur investissement sur des marchés inconnus".

Selon ce rapport, les entreprises présentes dans les zones émergentes sont prêtes à poursuivre leurs objectifs dans un plus grand nombre de pays que leurs pairs implantés dans les marchés développés (130 contre 82). Parmi ces pays, la plupart n’a pas ou peu retenu l’attention des entreprises de pays développés, à l’instar du Cambodge, Chili, Japon, Lettonie, Malaisie, Singapour, Ukraine et de nombreux pays africains. Les entreprises de pays émergents semblent plus enclines à en percevoir les avantages, comme en témoignent les 47 % qui déclarent que la pratique des fusions et acquisitions transfrontalières les a fortement aidé à renforcer leur rentabilité ou position sur leur marché, contre 31 % du même avis du côté des marchés développés.

Morné van der Merwe, un associé en Fusions & Acquisitions du nouveau bureau de Baker & McKenzie à Johannesburg, explique que "les acheteurs des marchés émergents sont souvent prêts à prendre de plus grands risques pour développer leurs activités sur d’autres marchés émergents que leurs homologues des marchés développés. Cela s’explique par leur habitude à relever des défis au sein de ce type de marchés, similaires à leur propre environnement. Souvent, ils font preuve de plus de pragmatisme et savent mieux juger des perspectives de croissance potentielle dans les économies en développement".

Malgré les divergences de stratégies en matière de fusions et acquisitions entre les entreprises des marchés développés et celles des marchés émergents, toutes les personnes interrogées se sont accordées sur certains facteurs de succès et de risques liés à l’expansion sur de nouveaux marchés, tels que :

La "conformité" est la première préoccupation des acteurs du domaine des fusions et acquisitions
46 % des personnes interrogées désignent les questions de conformité comme le défi juridique et réglementaire n°1 à relever pour mener avec succès une opération de fusion et acquisition transfrontalière dans les deux années à venir. Notons que ce pourcentage dépasse largement les facteurs liés au contexte du pays ou à l’objectif de l’opération. Les mesures protectionnistes (41 %) et un environnement fiscal incertain (35 %) ont également été identifiés comme des menaces grandissantes.

• L’inquiétude relative aux barrières culturelles a diminué avec l’augmentation du nombre d’opérations de fusions et acquisitions transfrontalières.
Sur les cinq dernières années, les différences culturelles représentaient la première préoccupation de nature non juridique pour les entreprises s’implantant sur de nouveaux marchés. La mondialisation continue de transformer le monde en un village et de réduire les inquiétudes. Selon les personnes interrogées, la stabilité économique (33 %) et le déclin des profits (32 %) seront les principales préoccupations des deux prochaines années lors de fusions et acquisitions transfrontalières.

• Une acquisition réussie nécessite une planification d’intégration complète.
Près de 50 % des personnes interrogées identifient la planification d’intégration en amont de la transaction comme le moyen le plus efficace de contrer le risque d’exécution d’une opération.
Selon les personnes interrogées, les acheteurs doivent bâtir une relation de confiance avec leurs parties prenantes sur le terrain avant de faire avancer leurs acquisitions dans le but de retenir les clients et d’accroître leurs marges, qui sont les deux meilleurs indices d’une intégration réussie.

L’étude Opportunities Across High-Growth Markets : Trends in Cross-Border M&A dévoile d’autres
aspects intéressants tels que :

• Les acheteurs stratégiques ont l’avantage dans les marchés à forte croissance.
Les dirigeants ayant répondu à l’enquête ont exprimé une forte préférence envers les acheteurs stratégiques, 44 % préférant un accord avec des entreprises contre 21 % plutôt favorables à des acheteurs financiers.

• Le financement par la dette d’une opération de fusion et acquisition transfrontalière.
Le crédit sera la forme de financement prédominante des opérations de fusions et acquisitions transfrontalières pour les deux années à venir, avec 63 % des entreprises ayant recours à la dette, suivi de 51 % qui puiseront dans leurs réserves de cash et 38 % qui paieront en actions.

• Le maintien des clients et l’expansion des marges sont clés pour l’intégration.
Les personnes interrogées affirment que la solidité et la permanence de la clientèle est le facteur le plus important à analyser pour déterminer la réussite d’une intégration à la suite d’une opération transfrontalière.

Stéphane Davin, Associé au sein du département Fusions & Acquisitions chez Baker & McKenzie Paris conclut "prendre le pouls du marché mondial des fusions et acquisitions grâce à cette étude s’inscrit dans la continuité du vif intérêt que nous portons aux marchés à forte croissance et de notre souci d’aider nos clients à capitaliser sur les opportunités de croissance stratégique. Les dirigeants qui ont répondu à notre étude ont confirmé la croissance continue et soutenue des fusions et acquisitions transfrontalières et il ne fait aucun doute que les marchés à forte croissance sont le moteur de cette tendance à la hausse".