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3ème édition de l'étude Deloitte sur "L'entreprise idéale de demain"

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Deloitte a réalisé son étude sur "L'entreprise idéale de demain" à l'occasion de sa 3ème édition, ce dont il résulte une vision étudiante de l'entreprise entre pragmatisme et idéalisme.

Deloitte met au coeur de son ambition l’employabilité et le développement de ses collaborateurs. Afin de rester au plus près des attentes des jeunes talents, Deloitte a renouvelé pour la 3e année l’étude sur "L’entreprise idéale de demain" en partenariat avec JobTeaser. Les résultats permettent de dessiner le portrait de "l’entreprise de demain" telle que les jeunes d’aujourd’hui l’imaginent.


D’après Philippe Burger, Associé responsable Capital Humain chez Deloitte : "Il est essentiel pour une Direction des ressources humaines de comprendre les attentes des salariés afin de maintenir leur motivation et leur engagement. Mais il est tout aussi essentiel de comprendre les attentes des jeunes collaborateurs de demain afin de pouvoir y répondre au mieux dans sa promesse employeur."

L’entreprise de demain doit être internationale, mais à taille humaine

Cette édition confirme à nouveau l’attrait des étudiants pour les sociétés de taille moyenne (41 % des étudiants dont 58 % de femmes). Ces entreprises devront cependant proposer un environnement résolument international (plébiscité par 81 % des étudiants), comme le confirme l’étude L’humeur des jeunes diplômés qui montre que 27 % des jeunes diplômés envisagent leur avenir professionnel à l’étranger. "On voit ici tout le paradoxe et les contradictions de cette génération qui souhaite évoluer dans une entreprise de taille moyenne mais à dimension et vocation internationales. L’enjeu pour les organisations résidera dans une nécessaire adaptation et évolution non seulement de l’entreprise mais aussi du management au contact de ces futurs arrivants sur le marché du travail" précise Gabriel Bardinet, Manager Capital Humain chez Deloitte.

Si le pur télétravail semble toujours aussi peu plébiscité, seuls 4 % des répondants l’envisagent (comme en 2012) ; en revanche, 96 % aimeraient bénéficier d’une flexibilité entreprise/domicile (pourcentage similaire entre les hommes et les femmes). Pour autant, 6 étudiants sur 10 semblent préférer un poste nomade plutôt que sédentaire, et 9 étudiants sur 10 ne souhaitent pas travailler seuls mais en équipe. Comme en 2012, la polyvalence des missions est mise en avant par 9 étudiants sur 10, seuls quelques profils d’ingénieurs semblant préférer un haut niveau de spécialisation. "Le poste idéal est donc un poste polyvalent nomade mais intégré au sein d'une équipe, si possible internationale, et avec des horaires flexibles permettant de s’adapter aux contraintes personnelles" souligne Nicolas Lombard, Co-fondateur de JobTeaser.

Contrairement aux éditions précédentes, le secteur de la finance attire moins que par le passé (8 % vs 13 % en 2012 et 19 % en 2011), et ce quelle que soit la formation de l’étudiant. Pour autant, les directions financières conservent leur pouvoir d’attraction pour près d’un quart des étudiants interrogés.

Les secteurs du high tech (11 %), et de la grande consommation (10 %) sont de plus en plus plébiscités par la jeune génération. Les profils d’ingénieurs sont plus attirés par les familles industrielles (production, qualité, …) ou informatiques, quand les profils d’écoles de commerce privilégient le marketing (19 %), la finance (26 %) ou les postes de direction générale (17 %).

Politique de rémunération, entre équité et individualisation

Si 54 % des étudiants aspirent à une grande équité dans les rémunérations, 38 % souhaitent dans le même temps une prise en compte forte de leurs compétences dans le niveau de rémunération. Pour autant, ils privilégient massivement leur personnalité (52 %) par rapport à leur formation (20 %) dans les critères de choix d’un recrutement.

"Le salaire idéal devra reconnaître la performance de chacun avec une rémunération variable de l’ordre de 25 à 30 % du salaire de base ce qui est nettement supérieur à ce qui se pratique en début de carrière où le bonus est de l’ordre de 5 à 8 % maximum du salaire de base" souligne Gabriel Bardinet (selon l’étude sur les Rémunérations individuelles Deloitte 2012).

Contrairement à leurs aînés qui positionnent la rémunération monétaire comme leur première attente en termes de rétribution (Etude MobiCadres Deloitte - Nomination), les étudiants la positionnent à la troisième place (23 %), largement derrière l’intérêt du travail (35 %) et le développement de carrière (26 %). Enfin, comme en 2011 et 2012, cette nouvelle génération souhaite être associée aux bénéfices de l’entreprise (58 % des hommes et 74 % des femmes).

Un management plus participatif et centré sur le relationnel

67 % des étudiants considèrent que les qualités du manager devraient être avant tout relationnelles plutôt qu’organisationnelles. Pour 72 % d’entre eux, le management devrait être participatif plutôt que directif. Pour autant, les étudiants attendent de leur manager qu’il soit "organisé et structuré" (29 %) mais aussi "enthousiaste et communicatif" (21 %). L’expertise ne recueille que 5 % des attentes.

"Ce sont les traits caractéristiques de la Génération Y. En effet, elle ne considère pas que l’autorité vienne uniquement de la compétence ou de l’expertise, mais elle attend de leurs managers qu’ils leur fassent confiance, et soient à leur écoute. Les entreprises devront modifier leur mode de management pour arriver à conserver les talents" précise Nicolas Lombard.

"Cette génération a une vision très réaliste du monde de l’entreprise et absolument pas désabusée, comme ce que nous pourrions craindre dans le contexte actuel. Elle est également pragmatique : le travail n’est pas une finalité en soi, cela peut être une source d’épanouissement s’il s’adapte à leur mode de fonctionnement, leurs envies de trouver du sens et pour autant que l’on soit à leur écoute" conclut Philippe Burger.

Méthodologie

Réalisée entre le 11 mars et le 7 avril 2013 par le cabinet Deloitte au travers d’un questionnaire en ligne anonyme, l’étude a été menée auprès de 1.065 étudiants. Parmi ces répondants, 54 % sont des femmes et 46 % des hommes, 68 % sont en écoles de commerce et 83 % connaissent le monde de l’entreprise au travers d’un premier emploi (et non un stage).

Tous les détails et résultats de l’étude sont consultables en ligne sur le site : www.deloitte.fr