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"The Way Ahead" : septième étude menée par le cabinet Norton Rose Fulbright

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La Chine et l’Inde, marchés clés pour l’avenir du transport.

nortonrosefulbrightSelon la septième étude menée par le cabinet Norton Rose Fulbright dans le secteur transport, « The Way Ahead », près de la moitié des personnes interrogées estiment que la région Asie-Pacifique offrira les meilleures opportunités en termes d’investissements sur les cinq prochaines années.

« The way ahead » synthétise plus de 200 réponses émanant de professionnels des secteurs aérien, ferroviaire et maritime. Parmi les principales conclusions de cette édition :

· 92% des professionnels interrogés dans le secteur ferroviaire et 77% dans l’aérien considèrent que les conditions de marché leur sont favorables. Seuls 15% des sondés partagent cette opinion dans le secteur maritime.
· 39% des sondés affirment que les entreprises du secteur transport axeront principalement leur stratégie autour des consolidations dans les 12 prochains mois.
· 52% estiment que la récession mondiale représente la plus grande menace.
· 67% anticipent une augmentation des investissements technologiques au cours des cinq prochaines années.
· Les investissements en matière d’infrastructures sont considérés comme étant les aides gouvernementales les plus utiles.
· La dette bancaire représenterait la principale source de financement durant les deux prochaines années

Selon les professionnels interrogés, dans les cinq années à venir les investissements se dirigeraient principalement vers la Chine et l’Inde. Ces pays seraient suivis par les Etats-Unis. La croissance externe par voie de consolidation constituerait la meilleure opportunité d’investissements. Cependant, tandis que la confiance règne dans les secteurs aérien et ferroviaire, grâce notamment à la baisse du prix du pétrole, la disponibilité des fonds et l’amélioration des infrastructures, l’optimisme n’est pas de rigueur dans le secteur maritime en raison notamment d’une surcapacité dans de nombreux sous-segments de marché.

Plus de la moitié (52%) des personnes ayant répondu s’accordent à dire qu’une récession mondiale reste la plus grande menace. Néanmoins, malgré les incertitudes politiques, une majorité d’entre elles estime que la croissance se poursuivra dans le secteur des transports durant les cinq prochaines années. 73% misent sur l’augmentation du nombre de passagers et des volumes de fret. 52% s’attendent à une croissance du nombre de routes et des services.

67% des sondés anticipent une augmentation des investissements technologiques, notamment liés aux technologies à faible consommation en charbon et aux technologies prédictives, censées représenter les moteurs de changement les plus significatifs dans les transports au cours des cinq prochaines années.

Les infrastructures demeurent un enjeu prioritaire pour l’ensemble du secteur. 19% des personnes interrogées estiment en effet que leur amélioration figure parmi les opportunités d’investissement prioritaires et 25% estiment qu’elles représentent les aides gouvernementales les plus utiles. Dans les secteurs aérien, ferroviaire et routier, l’inadéquation des infrastructures reste le plus grand défi à relever afin d’accroître l’efficacité opérationnelle.

La dette bancaire, les marchés de capitaux et le capital investissement représenteront les principales sources de financement au cours des deux prochaines années. 74% des professionnels du transport interrogés estiment que le niveau des fonds disponibles pour leur secteur restera le même, voire augmentera au cours des cinq prochaines années.

George Paterson, responsable du bureau de Paris de Norton Rose Fulbright, commente : « En matière d’investissements, le secteur transport continue d’avoir le regard tourné vers l’Asie Pacifique, encouragé par la demande croissante et l’ambitieux projet « Belt and Road », véritable route de la soie moderne qui pourrait améliorer les liaisons entre la Chine et le reste du monde. »


Christine Ezcutari, responsable de l’équipe bancaire du bureau de Norton Rose Fulbright à Paris poursuit : « Le moral est meilleur dans les secteurs aérien et ferroviaire, ceux-ci étant soutenus par l’augmentation du nombre de passagers. Le secteur maritime subit quant à lui toujours les effets de surcapacité sur nombre de marchés. Des mesures pour parer à ce phénomène restent à prévoir. Cependant à long terme, les professionnels interrogés estiment que les conditions s’amélioreront. Les investissements en matière d’infrastructures et dans les technologies ainsi que les consolidations par voie de fusions-acquisitions et de partenariats seront clés dans la transformation du secteur et pour améliorer sa croissance. Bien que les personnes interrogées soient plus soucieuses de l’impact qu’une récession mondiale aurait sur le marché, elles surveilleront de près les implications du résultat du referendum sur le Brexit. Le secteur transport est international et particulièrement réglementé, aussi la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne aura nécessairement des conséquences. »

Une confiance renouvelée dans le secteur aérien

77% des professionnels du secteur aérien interrogés contre 88% en 2015 estiment que les conditions de marché leur sont favorables. Cet optimisme soutenu est attribué aux prix relativement bas du pétrole par 46% des sondés, contre 18% en 2015.

Tandis que les prix du pétrole profitent au secteur, 23% des sondés estiment qu’ils stagneront au cours des cinq prochaines années. Seule une infime proportion (4%) pense qu’ils baisseront davantage. Néanmoins, malgré un impact probable de l’augmentation des prix du carburant sur la rentabilité, 67% anticipent que les prix et les frais de transports resteront inchangés ou baisseront au cours de cette même période.

Les personnes interrogées semblent plus confiantes concernant l’augmentation de la demande. 83% d’entre elles en effet anticipent une hausse du nombre de passagers et 79% une augmentation du nombre de trajets et de services offerts.

Toutefois, les professionnels interrogés sont conscients d’un possible revirement de la situation économique et 38% d’entre eux restent persuadés qu’une récession mondiale constitue la plus grande menace qui pourrait peser sur leur secteur au cours des 5 prochaines années. Il est intéressant de noter qu’ils sont 31% à désigner la hausse du terrorisme parmi ces menaces.

Sources de financement

Près de la moitié des personnes interrogées (48%) estiment que le niveau des financements disponibles restera inchangé, tandis que 33% pensent qu’il augmentera considérablement.

Au cours des deux prochaines années, les marchés de capitaux représenteront la principale source de financement, conjointement aux baux d’exploitation (libérant du capital), tous deux désignés à 25%, suivis de près par la dette bancaires citée à 23%.

Possibilités en matière d’investissement

Selon la moitié des personnes interrogées, les investissements technologiques augmenteront au cours des cinq prochaines années notamment grâce aux moteurs à faible consommation de carburant qui devraient représenter un vecteur de changement significatif (52%), soulignant une fois encore l’importance des prix du carburant pour ce secteur.

L’Asie-Pacifique est considérée comme étant la région la plus attractive en termes d’investissements sur les cinq prochaines années (44%). Celle-ci est suivie par l’Amérique du Nord (17%). La Chine arrive en tête des pays le plus plébiscités en matière d’investissements (22%). Elle est suivie par les Etats-Unis (19%) et l’Inde (15%).

Près du tiers (28%) des personnes interrogées citent les fusions-acquisitions comme faisant partie des investissements prioritaires (5% en 2015), alors que les joint-ventures et alliances ne sont plus invoquées qu’à 11% (en baisse de 28% sur un an). Au cours des 12 prochains mois, les consolidations devraient être au cœur des stratégies des entreprises du secteur aérien, que ce soit par le biais de fusions-acquisitions (23%) ou de joint-ventures et d’alliances (15%). 19% estiment par ailleurs que la réaffectation des ressources existantes vers des secteurs en croissance et des clients en développement sera l’une des clés du succès.

Enfin 21% des répondants contre 13% en 2015 affirment que les investissements en matière d’infrastructures doivent être considérés comme prioritaires. 27% d’entre eux ajoutent par ailleurs que ces infrastructures inadéquates représentent un défi à relever.

Rôle de l’état

42% des sondés considèrent que la déréglementation représenterait la forme de soutien de l’Etat la plus utile, suivie de près par les investissements en infrastructures (40%). Ils citent également l’amélioration de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme.

Les opinions divergent concernant les types de réglementations qui ont eu le plus de conséquences sur le secteur de l’aérien au cours de la dernière décennie. Sont désignés par les sondés l’hétérogénéité des réglementations (28%), les règles de concurrence et les barrières à l’entrée des marchés (28%) ainsi que, dans une moindre mesure, les sanctions commerciales et financières (15%) et l’augmentation des réglementations environnementales (13%).

Un optimisme à toute épreuve dans le secteur ferroviaire

La majorité des professionnels du secteur ferroviaire interrogés (92%) considère que les conditions actuelles du marché sont favorables. Ce sentiment de confiance à toute épreuve est lié à l’amélioration des infrastructures (26%), le niveau des disponibilités financières (22%), l’amélioration des conditions économiques sur les principaux marchés (13%) et une libéralisation croissante (13%).

Cette confiance est également alimentée par le sentiment, pour 88% des personnes interrogées, que la croissance du nombre de passagers et des volumes de fret se poursuivra dans les années à venir. Pas un professionnel sondé ne pense que le nombre de passagers et les volumes de fret diminueront, ni que les investissements en matière d’infrastructures se tariront.

A l’instar du secteur aérien, les répondants désignent l’Asie-Pacifique comme étant la région la plus attractive en matière d’investissements au cours des deux à cinq prochaines années (chiffre en augmentation de 40% sur un an). Cette région est suivie par l’Europe (34%), région la plus attractive en 2015. La Grande-Bretagne est le pays le plus souvent cité à 16%. Elle est suivie par les Etats-Unis (14%) et la Chine (10%).

44% des personnes interrogées plébiscitent les investissements visant à améliorer les infrastructures, tandis que 20% les préconisent dans le matériel roulant.

La plupart des professionnels sondés (80%) estime que les investissements technologiques augmenteront au cours des cinq prochaines années. Sur cette période, les technologies prédictives (40%) et l’utilisation de technologies autonomes (36%) seront censées être les moteurs de changement les plus significatifs.

Rôle de l’état et stratégie d’investissement

Pour 80 % des professionnels interrogés, les investissements en matière d’infrastructures continuent de représenter les aides gouvernementales les plus utiles. Alors que 26% des personnes interrogées affirment que l’impact des améliorations des infrastructures crée des conditions favorables au marché de l’industrie ferroviaire, 48% pensent qu’afin d’augmenter l’efficacité opérationnelle du secteur elles pourraient encore être améliorées.

Plus d’un tiers des répondants (31%) estime qu’au cours des deux prochaines années, les aides gouvernementales (31%) et la dette bancaire (17%) constitueront les principales sources de financement.

Au cours des dix dernières années, l’industrie ferroviaire a été particulièrement affectée par les nombreuses réglementations mises en place notamment en matière de concurrence et de barrières à l’entrée des différents marchés (40%) et concernant l’environnement (24%).

Les opinions divergent quant aux menaces pesant sur le secteur. De manière générale, les professionnels s’accordent à dire que les incertitudes politiques et économiques au sein de la zone euro (28%), l’augmentation des coûts de financement (28%) et la récession mondiale (20%) représentent les dangers les plus préoccupants.

Seulement 4% des répondants considèrent les joint-ventures et alliances comme présentant un intérêt en matière d’investissements pour le secteur. En contrepartie, 35% s’accordent à dire qu’au cours de l’année à venir, ces formes de rapprochements formeront la part la plus importante des stratégies d’entreprises du ferroviaire. Enfin, 23% d’entre les sondés estiment que les commandes de matériel roulant devraient représenter une part importante des investissements sur cette même période étant donné l’augmentation de la demande.

Des conditions toujours difficiles dans le secteur maritime

Le secteur maritime est de loin le moins optimiste. Seulement 15% des répondants estiment en effet que les conditions du marché actuelles sont bonnes (contre 33% en 2015 et 69% en 2014). Cette morosité est liée selon eux à la surcapacité (66%) et aux incertitudes économiques pesant sur les principaux marchés (27%).

Néanmoins, les professionnels interrogés sont bien plus positifs quant aux perspectives d’avenir. En effet, sur les cinq prochaines années les répondants affirment à 67% que les tarifs et frais de transports augmenteront. Dans les mêmes proportions ils envisagent un retour à la hausse du nombre de passagers et des volumes de fret. Parallèlement, 35% d’entre eux, affirment que le nombre de routes maritimes et de services proposés sera lui aussi plus important. Cependant, ils ne sont que 22% à penser que les financements seront plus faciles à obtenir. Les professionnels estiment à 64 % que les prêteurs chercheront à protéger leurs positions et à compenser leurs pertes, entrainant une augmentation des mesures d’exécution de leur part. Enfin, la majorité des répondants (68%) anticipent une augmentation du prix du pétrole.

Opportunités d’investissement

Au cours des deux à cinq prochaines années, l’industrie du transport maritime s’intéressera elle aussi aux opportunités d’investissements en Asie-Pacifique (58%) et en Europe (16%). La Chine (17%) et l’Inde (16%) restent des pays très attractifs pour les investisseurs.

Les fusions-acquisitions sont largement plébiscitées par 34% des répondants (contre 29% en 2015). 13% d’entre eux privilégient les joint-ventures et alliances (28% en 2015). Sur les douze prochains mois, les personnes interrogées estiment que la stratégie des entreprises de leur secteur sera axée principalement autour des rapprochements. Ceux-ci pourront se faire sous la forme de fusions-acquisitions (22%), de joint-ventures (19%), ou de cessions d'actifs (22%).

Sur les cinq prochaines années, près des trois quart des personnes interrogées (72%) estiment que les investissements technologiques augmenteront. Les principaux investissements concerneront les technologies à faible émission de carbone (33%) et les technologies prédictives (24%) qui devraient avoir un impact très significatif.

Poids de la réglementation, défis pour l’avenir et sources de financement

Plus de la moitié des personnes interrogées s’accordent à dire qu’une plus grande transparence de la part du gouvernement dans l’application de la règlementation existante ou à venir serait plus bénéfique que des investissements dans les infrastructures (29%) ou des incitations fiscales (32%).

Au cours de ces dix dernières années, selon les répondants, les règlementations environnementales (49%) et les sanctions commerciales et financières (25%) ont eu le plus d’impact sur le secteur maritime.

De nombreux défis devront être relevés par le secteur : déséquilibre entre l’offre et la demande (47%), manque de qualification du personnel (12%) et contrôle des émissions de carbone (9%). Selon 68% des professionnels interrogés, si elle survenait au cours des cinq prochaines années, une récession mondiale représenterait une véritable menace pour l’industrie. A moindre échelle, l’application des obligations de la dette par les créanciers (12%) et l’incertitude politique et économique permanente de la zone européenne demeurent des sources de préoccupation pour les répondants (8%).

La dette bancaire restera la principale source de revenus (22%) sur les deux prochaines années. Elle est suivie par le soutien des actionnaires (18%) et des fonds propres privés (16%). Enfin, malgré un problème de surcapacité visible dans divers sous-secteurs de cette industrie, lié en autre à la construction de nouveaux navires, 11% des personnes interrogées sont convaincues que les financements crédit export représenteront la plupart des financements.