UTILISATION DES COOKIES : en poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation personnalisée, des publicités adaptées à vos centres d’intérêts et la réalisation de statistiques. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici 

Fidal dévoile son enquête sur les stratégies de marque, à l’ère des nouveaux noms de domaine

Etudes et Documents
Outils
TAILLE DU TEXTE

A l’occasion du lancement aujourd’hui du nom de domaine ".paris", FIDAL publie les résultats de son enquête consacrée aux enjeux liés aux nouveaux noms de domaines (NDD). L’objectif : décrypter les stratégies déployées par les entreprises pour appréhender cette réforme numérique et protéger leurs actifs immatériels sur internet.

fidal

Jusqu’à une période récente, les adresses des sites internet se terminaient le plus souvent par ".com" ou ".fr", les extensions les plus prisées par les entreprises françaises, parmi les 300 existantes. Depuis, les autorités internationales, en premier lieu l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), ont entrepris la libéralisation du système des noms de domaine. C’est ainsi qu’en 2008, l’ICANN a entamé une profonde réforme dont l’objectif à terme est de permettre à tout opérateur de devenir son propre registre. Alors que 500 candidatures étaient espérées, près de 2000 ont été déposées en 2012. A ce jour, plus de 400 nouvelles extensions sont déjà opérationnelles, et au final plus de 1500 nouvelles extensions de noms de domaine sont attendues d’ici deux à trois ans.

Dorénavant, ".paris", ".clothing", ".email", ".restaurant" représentent autant d’alternatives pour les acteurs économiques de désigner leurs sites internet et leurs adresses mail. Cette véritable révolution numérique recèle autant d’opportunités que de risques pour les entreprises, confrontées à une démultiplication des atteintes à leurs droits sur internet.

C’est dans ce contexte que FIDAL a interrogé ses clients sur la structure et la gestion actuelles de leurs portefeuilles de noms de domaine, ainsi que sur leur connaissance et leurs intentions au sujet du nommage internet.

En voici les principaux enseignements :

Des entreprises au fait de cette révolution numérique mais peu conscientes des risques

Une large majorité des entreprises (64,9%) affirme être informées de l’arrivée de centaines de nouvelles extensions de noms de domaine. Toutefois, 57,4% reconnaissent ne pas avoir pris la mesure des risques inhérents à cette arrivée, au premier rang desquels figure le cybersquatting. Par ailleurs, 95% d’entres elles reconnaissent ne pas avoir réalisé d’audit à ce sujet.

Quelle surveillance mise en place et quelles mesures en cas de litige ?

85% des entreprises n’ont mis en place aucune surveillance pour repérer les atteintes à leurs marques sur Internet. Dans le contexte actuel de l’arrivée massive de nouveaux noms de domaine, cette absence d’utilisation d’un outil de surveillance des marques constitue un facteur de risque non négligeable pour les entreprises, notamment dans la détection des réservations frauduleuses effectuées par des tiers.

Quelle solution de défense ?

Enfin, en cas de litige, 56,1% des entreprises déclarent préférer un transfert à l’amiable, cette solution permettant une récupération rapide et à moindre coût des noms de domaine frauduleux. Dans 26,3% des cas, les entreprises optent pour une action judiciaire ou extrajudiciaire type UDRP (Uniform Domain-Name Dispute Resolution).

A propos de l’enquête

255 entreprises ont participé à l’enquête au cours du 1er semestre 2014 et ont répondu à une série de 18 questions.
Le secteur d’activité des entreprises : 35% d’entre elles exercent dans le secteur des services (B2B principalement). Suivent celles appartenant au secteur du commerce (19,1%), de l’industrie hors agroalimentaire (17,9%), de la construction / immobilier (6,8%) et de l’industrie agroalimentaire (5,6%).
L’effectif des entreprises : 55% des participants sont issus d’entreprises de moins de 49 salariés, contre 45% pour les entreprises de plus de 50 salariés.

L’enquête est disponible en intégralité en cliquant ici