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Etude d’Allen & Overy : le financement alternatif est désormais une source de financement majeure

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L’étude publiée par Allen & Overy révèle dans quelle mesure le financement alternatif alimente déjà, dans des proportions significatives, les sources de financement utilisées par les entreprises européennes.

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L’étude publiée par Allen & Overy révèle dans quelle mesure le financement alternatif alimente déjà, dans des proportions significatives, les sources de financement utilisées par les entreprises européennes, en raison de son développement au cours de ces dernières années face au crédit bancaire, source de financement concurrente, d’après les opinions exprimées par des directeurs financiers d’Europe occidentale.

L’étude, menée à travers toute l’Europe par YouGov auprès de 200 directeurs financiers d’entreprises non financières de grande et moyenne taille, révèle que, alors que le crédit bancaire reste la première source de financement des entreprises européennes, représentant, en moyenne, 43 % de tous les financements, le financement alternatif a progressé jusqu’à 41 % en moyenne. Le recours aux marchés de capitaux, quant à lui, a baissé à 16 %.

Cette tendance devrait se poursuivre, presque la moitié (47 %) des personnes interrogées prévoyant d’avoir davantage recours au financement alternatif au cours des cinq prochaines années, contre seulement 13 % d’entre eux qui prévoient l’inverse, et le reste des personnes interrogées anticipant d’y recourir dans des proportions stables. En comparaison, 31 % des directeurs financiers prévoient de moins utiliser le crédit bancaire au cours des cinq prochaines années, contre seulement 28 % d’entre eux ayant des anticipations contraires. Pour les marchés de capitaux, c’est un pourcentage net de 10 % des personnes interrogées qui prévoient une hausse de cette source de financement (24 % anticipent une hausse, contre 14 % une baisse).

Hervé Ekué, associé du département Marchés de Capitaux Internationaux d’Allen & Overy Paris commente : "Cette étude suggère que le financement alternatif, bien loin d’être une nouvelle donne dans le paysage des sources de financement, en constitue déjà un élément dominant dans la mesure où il représente 41 % de la dette des sociétés européennes. Sachant que la valeur des prêts en Europe cette année devrait dépasser celle de 2008 et  d’après la BCE, que les nouveaux crédits bancaires fournis par les banques elles-mêmes sont en baisse de 42 % sur la même période, nous pouvons certainement conclure que les banques continuent d’organiser les transactions mais que les fonds proviennent d’un nombre croissant de sources".

Une source, dont la part ne peut qu’augmenter, est le marché du placement privé en Europe qui est en plein essor. 80 % des personnes interrogées s’accordent sur le fait qu’il est important d’offrir des sources de financement alternatives aux entreprises en Europe ; 66 % estiment que la mise en place d’un marché de placement privé paneuropéen efficient fournirait une autre source de financement majeure aux entreprises. En outre, 66 % sont d’avis qu’il est probable qu’un marché du placement privé paneuropéen s’organise. Mais sous quelle forme ?

D’après notre étude, les principaux facteurs permettant de créer un marché de placement privé paneuropéen attractif à la fois pour les investisseurs et les émetteurs sont, par ordre d’importance, la transparence et la prévisibilité des frais de transaction, un calendrier et un mécanisme d’exécution clairs et prévisibles, des opérations dans leurs devises (euro/sterling) et des documents uniformisés.

Les entreprises continuent de penser que les banques vont toujours tenir un rôle significatif, 53 % d’entre elles souhaitant que les opérations soient réalisées par l’intermédiaire des banques, contre seulement 33 % qui préféreraient traiter directement avec les investisseurs. Les 15 % restants ne se prononcent pas.

Ce marché du placement privé devrait être aussi étendu que possible, 67 % des personnes interrogées exprimant leur préférence pour un marché paneuropéen, plutôt qu’un marché strictement national et cloisonné pays par pays (20 %).