Eric Dupond-Moretti propose Nathalie Roret, actuelle vice-bâtonnière du barreau de Paris, pour diriger l'ENM

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Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti propose au président de la République le nom de Nathalie Roret, vice-bâtonnière du barreau de Paris, pour diriger l'Ecole nationale de la Magistrature (ENM).  Elle serait première femme et la première non-magistrate nommée à la tête de l’école.

« J’ai décidé de proposer à la signature de Monsieur le Président de la République le nom du 17ème directeur. Et pour la première fois dans l’histoire de cette école, ce directeur sera une directrice. Mesdames et Messieurs, j’entends, j’écoute et je respecte les états d’âme mais aux états d’âme, je préfère les états de service. C’est la raison pour laquelle j’ai proposé à ce poste une femme d’exception, Maître Nathalie Roret, actuelle vice-bâtonnière du barreau de Paris. Elle a prêté serment en 1989 et exercé dans des domaines variés du droit. La richesse de son parcours, son appétence pour l’enseignement, son engagement aux côtés des justiciables, notamment dans le domaine de la médiation, sont garants des qualités qu’elle exprimera à la tête de cette école. C’est le sens de ma proposition au Président de la République et j’ai la certitude que Madame la bâtonnière Nathalie Roret en qualité de nouvelle directrice saura mettre en œuvre, avec le conseil d’administration, ces nouvelles orientations et cette nouvelle ambition », a annoncé Eric Dupond-Moretti à l'occasion d'un point presse à la Chancellerie ce lundi 21 septembre.

A cette occasion, il salué « l’engagement et l’enthousiasme de la majorité des magistrats » tout en dénonçant la « force d’inertie de certains, la frilosité à moderniser l’institution et les dérives d’une culture de l’entre soi. »
« J’ai dit lors de mon installation que je n’aurai pas le temps d’opérer une refonte totale, mais je ne renonce certainement pas à ouvrir davantage cette école. L’ouverture c’est d’abord rompre avec des traditions surannées, c’est rompre avec la tentation du vase clos et de l’entre soi. C’est vouloir réfléchir et débattre autrement qu’entre pairs. Des efforts ont déjà été faits mais ils méritent d’être amplifiés. L’ouverture c’est encore, renforcer l’apprentissage chez les futurs magistrats, d’une vraie culture du contradictoire, étant ici rappelé que la justice ne peut se forger que dans le contradictoire. Bien sûr, s’agissant de la mise œuvre des grandes orientations, rien ne sera fait sans un dialogue indispensable et constructif avec le conseil d’administration, le conseil pédagogique et l’ensemble des membres du corps enseignant. Mais, en un mot, je veux rappeler que cette école n’est pas l’école des magistrats mais celle de la magistrature.

Elle doit donc être ouverte davantage encore, à tous ceux qui concourent à l’œuvre de justice, et être à l’écoute des citoyens qui y sont confrontés. Vouloir rapprocher la justice du justiciable sans vouloir rapprocher l’Ecole nationale de la Magistrature du justiciable n’aurait aucun sens.
Comme son nom l’indique, c’est aussi une école nationale. Elle doit donc s’ouvrir plus que jamais aux évolutions de notre société, aux attentes des citoyens, aux nouvelles complexités.» a-t-il expliqué.

Arnaud Dumourier (@adumourier)  

 

 

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