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Nicolas Tollet, Associé, Hughes Hubbard & Reed : « Ma pratique couvre essentiellement la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent »

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Le Monde du Droit a interrogé Nicolas Tollet qui vient d'être coopté associé au sein du cabinet Hughes Hubbard & Reed.

Selon vous, qu'est-ce qui a présidé à votre cooptation ?

Mon parcours atypique, mon profil très international et ma forte implication dans le développement de ma clientèle ont certainement joué en ma faveur.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Après des études au sein des universités de Perpignan, d’Aix-en-Provence et de Berkeley, j’ai débuté dans un cabinet aixois en contentieux social et commercial. Puis, j’ai intégré de grands cabinets parisiens : Bredin Prat et Cleary Gottlieb en droit boursier pour commencer, puis Willkie Farr après avoir prêté serment. J’y ai d’abord exercé en M&A et Private Equity avant d’opérer, il y a plus de dix ans, un virage à 180° pour me concentrer sur les enquêtes anti corruption envoyées par le bureau de Washington. J’ai ensuite rejoint le monde de l’entreprise afin d’approfondir mon expertise en matière d’enquête internes et de compliance. Je suis ainsi devenu Vice-Président Compliance du groupe Technip où j’ai essentiellement travaillé entre la France et le Brésil. En un sens, mon parcours atypique témoigne de la volonté des nouvelles générations d’avocats d’avoir à la fois plusieurs carrières et plusieurs vies. 

Qui a le plus influencé votre carrière ?

J’ai eu l’opportunité de faire beaucoup de rencontres marquantes : à 21 ans l’associé d’un cabinet aixois a décelé mon potentiel et m’a incité à étudier aux Etats-Unis. Il a été un déclencheur. Sur place, son fils, alors avocat chez Sullivan & Cromwell à New-York, m’a aidé à intégrer les meilleurs cabinets d’affaires. J’ai ensuite été guidé tout au long de ma carrière par deux Senior Partners de Baker & McKenzie à New-York, et Munger Tolles à San Francisco. Ce sont eux qui m’ont d’ailleurs parrainé pour devenir membre du barreau de la Cour Suprême des Etats-Unis.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

L’appel de Ted Mayer pour m’annoncer mon élection en tant qu’associé. Vertigineuse, cette nouvelle a constitué un tournant pour ma carrière et amorcé un nouveau défi exigeant.

Quels sont vos domaines de compétences ?

Ma pratique couvre essentiellement la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent : j’assiste les entreprises lors de leurs investigations, et les accompagne dans leur développement dans des pays à risque.

Quelles sont, selon vous, les actualités marquantes de ces dernières semaines dans ces secteurs d'activité ?

La remise en question du juge Moro au Brésil dans l’affaire Lava Jato.

Qui conseillez-vous ?

Ma clientèle est composée de plusieurs groupes du CAC 40, du SBF 120, de fonds d’investissement et d’entreprises étrangères. Issus de secteurs variés, je les accompagne dans la conduite d’investigations, en particulier à l’international, dans leurs problématiques de compliance avec la Loi Sapin II et le FCPA américain, et plus généralement dans leur développement dans des pays à risque. Je bénéficie pour cela du support d’une large équipe parisienne internationale très mobile, qui nous permet depuis Paris d’assister les multinationales à travers le monde : c’est exactement le service dont je bénéficiais lorsque j’étais moi-même client.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)