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Un an après : rencontre avec le premier vainqueur du Prix Mayer Brown du Private Equity

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Créé l’année dernière, le prix Mayer Brown du Private Equity a pour vocation de piloter un travail de réflexion et d’action en matière de Private Equity au sein de la profession d’avocat et plus généralement dans le monde du droit. Le Monde du Droit a interrogé Jean-Philippe Coiffard, vainqueur de l’édition 2017.

Pourquoi avez-vous décidé de candidater au Prix Mayer Brown du Private Equity ?

J’ai eu connaissance du Prix à l’EFB où était affichée une présentation de ce dernier sur les écrans de la bibliothèque. Le format du Prix a tout de suite retenu mon attention et m’a poussé à candidater. Le Prix Mayer Brown se distingue des autres concours organisés par des cabinets d’avocats en ce qu’il est individuel (et non par équipe), purement technique et propose aux candidats de répondre à un cas pratique sur une opération de Private Equity. Ces opérations sont riches de problématiques juridiques, fiscales et financières et réaliser une présentation devant des professionnels aguerris m’apparaissait comme un défi intéressant à relever. Enfin, je dois bien l’avouer, les récompenses offertes par Mayer Brown étaient très compétitives.

Pouvez-vous nous expliquer le déroulé du concours ?

La première étape consiste à soumettre un dossier de candidature. Ce dossier comportait une présentation du parcours du candidat et la description d’une opération de Private Equity récente. A l’issue de cette première étape, 25 candidats ont été retenus et se sont faits communiquer le cas pratique devant être présenté devant un jury composé d’avocats de Mayer Brown et des personnalités du monde du Private Equity. J’ai ainsi eu 15 jours pour préparer le sujet, qui portait sur une acquisition de type LBO par un fonds d’investissement d’un groupe industriel français. Les candidats devaient alors choisir de répondre à quatre questions parmi les neuf posées (trois en fiscalité, trois en corporate et trois en financement). J’avais personnellement répondu aux trois questions de fiscalité et a une question de corporate. L’exercice a été très formateur sur le fond comme sur la forme. L’enjeu était de présenter une analyse juridique précise mais pédagogue des problématiques de l’opération envisagée tout en fournissant une présentation powerpoint agréable à suivre. A l’issue du passage de tous les candidats et après délibération du jury, un cocktail a été offert par le cabinet et il fut procédé à la remise des prix.

Selon vous, qu’est-ce qui a plu au jury dans votre profil ?

Le fait que la présentation tombait le jour de mon anniversaire et que je partage le même prénom qu’un des membres du jury (également Managing Partner du cabinet) sans aucun doute ! Plus sérieusement, j’avais tenté de traiter le sujet avec le plus de pragmatisme et de pluridisciplinarité possible, sans me perdre dans des démonstrations théoriques. J’ai essayé de hiérarchiser les problématiques à aborder et d’être synthétique mais précis, pour pouvoir présenter au mieux l’opération dans le délai court imparti de 20 minutes.

Quel bénéfice pensez-vous tirer de cette expérience ?

Je suis très heureux d’avoir participé à ce concours et d’y avoir rencontré les avocats de Mayer Brown. C’est tout naturellement que je me suis tourné vers l’équipe fiscale du cabinet lors de ma recherche de collaboration et auprès de laquelle j’ai la chance de commencer ma carrière aujourd’hui.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)