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Jacques-Antoine Robert, Managing Partner Simmons & Simmons Paris : « Une année qui s’annonce exceptionnelle pour le cabinet »

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jacques antoine robert2Le Monde du Droit a interrogé Jacques-Antoine Robert, managing partner du bureau de Paris de Simmons & Simmons. Il évoque notamment la stratégie et l’ambition du cabinet.

Comment est organisé le cabinet ?

Le cabinet est pionnier en matière de structuration autour de quatre secteurs clés : institutions financières, gestion d’actifs et fonds d’investissement, télécommunications, médias et nouvelles technologies (TMT), santé et sciences de la vie. 80 % de notre chiffre d’affaires provient de ces activités. Notre expertise sectorielle très pointue nous permet d’apporter une réponse précise aux problématiques de plus en plus complexes auxquelles nos clients font face. Pour le secteur santé par exemple, dirigé par Alexandre Regniault qui est par ailleurs, VP France Biotech, nous avons dans nos équipes des médecins et des pharmaciens.

Nous avons également développé une activité en énergie et infrastructures avec Yves Baratte.
Le début d’année est exceptionnel avec une croissance à deux chiffres qui repose notamment sur nos investissements en droit de la concurrence, fiscalité, brevet, arbitrage avec des recrutements de professionnels de premier plan ces dernières années.

Nous disposons également d’un comité exécutif :

  • Moi-même, Managing Partner Paris – Contentieux
  • Thierry Gontard, Senior Partner – Droit Boursier
  • Christian Taylor, Associé en charge du pôle Corporate & Commercial
  • Colin Millar, Associé en charge du pôle Marchés Financiers
  • Laurence Renard, Associée en charge du pôle Droit social
  • Béatrice Lasfargue, Directeur Administratif et financier.

Aujourd’hui, nous sommes désormais plus de 100 avocats.

Quelle est la stratégie de Simmons & Simmons en matière de numérique ?

Il apparaît désormais inévitable d’investir dans le numérique. Pour cela nous avons constitué une équipe dédiée de six personnes à Londres. Elle a pour mission de repérer à la fois ce qui se fait sur le marché mais aussi de faire connaître les outils intelligents dont on dispose à l’ensemble des avocats du cabinet.

Nous disposons ainsi d’une quinzaine d’outils. Nous avons, par exemple, Navigator, un service automatisé de mise à disposition de données réglementaires couvrant des domaines clés des services financiers et de la réglementation fiscale.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

Je pense que notre organisation sectorielle est la clé de notre succès et de notre développement et permet de répondre aux besoins de nos clients qui demandent de l’efficacité et une maîtrise des coûts.

Cette approche sectorielle reste pertinente dans le contexte économique, politique et social actuel, et sera amenée à se renforcer.

Si nous avons étoffé certaines pratiques comme je l’ai évoqué précédemment, le droit du travail comme le private equity (côté Corporate) doivent également être renforcés pour accompagner la forte croissance en ces domaines.

En ce qui concerne le Brexit, le cabinet, implanté à Paris depuis 1988, n’est pas impacté sur le plan réglementaire. C’est une opportunité pour notre réseau international d’investir sur le continent qui connait une conjoncture favorable, notamment en France. En effet, l’Agence Européenne du médicament est à La Haye, l’Agence bancaire européenne a son siège à Paris.  La place de Paris est très attractive.

Je suis donc optimiste pour l’avenir du cabinet dont le bureau de Paris compte 22 associés dont 8 femmes et qui fête cette année ses 30 ans.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)