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Jérôme Scapoli, Associé, Osborne Clarke

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Le Monde du Droit a interrogé Jérôme Scapoli, le nouvel associé en droit social d’Osborne Clarke.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Osborne Clarke ?

J’ai été séduit par le projet et l’approche sectorielle d’Osborne Clarke.
 
Le Cabinet est présent en France depuis 5 ans seulement et connaît une croissance forte. C’est une magnifique réussite et j’ai eu envie de contribuer à cette aventure.
 
La personnalité de chacun de mes associés a été déterminante et j’ai adhéré à leur esprit entrepreneurial favorisant l’émulation et leur volonté de développer un projet commun.
 
Le cabinet présente à la fois le dynamisme d’une start up et la respectabilité d’une institution solide qui existe depuis plus de 200 ans en Angleterre. Il est rare qu’un cabinet réunisse de tels atouts.
 
Enfin, le positionnement d’Osborne Clarke sur le digital business m’a convaincu. Face à la mutation des modèles et de l’économie, il permet de proposer des solutions innovantes et d’appréhender son impact sur les relations de travail. J’ai beaucoup investi sur les nouvelles formes de travail et conséquences du digital sur les ressources humaines.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Après le M2 DPRT (Droit et pratique des relations de travail) à Paris II Panthéon Assas, j’ai débuté en 2000 chez Barthélémy et associés (devenu Capstan depuis) où j’ai passé 9 ans. A l’époque, c’était le graal quand on voulait pratiquer le droit social. J’ai continué ensuite à développer mon expertise en social dans des structures pluridisciplinaires qui m’ont permis d’enrichir mon approche transverse des dossiers. Avant de rejoindre Osborne Clarke, j’ai dirigé le département droit social de Grant Thornton Avocats, intégré au sein du groupe international d’audit et d’expertise éponyme, ce qui m’a donné l’occasion de travailler au quotidien avec d’autres métiers que ceux du droit et en particulier des analystes financiers.
 
En parallèle, je suis chargé d’enseignement à Paris II depuis plus de dix ans au sein du M2 Droit social et ressources humaines du CIFFOP. C’est utile (et parfois déroutant) pour un praticien de confronter son analyse à celle des étudiants.

Qui a le plus influencé votre carrière ?

Le professeur Bernard Teyssié pour la richesse et la rigueur de son analyse juridique.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

J’ai naturellement de nombreux souvenirs et il est difficile de n’en citer qu’un.
 
Le plus cocasse : persuader un huissier de justice, de quitter une chasse à courre alors que j’avais besoin en urgence d’un procès-verbal sur une occupation abusive de locaux pour introduire un référé d’heure à heure. J’ai presque dû plus négocier avec cet huissier qu’avec les grévistes mais j’y suis parvenu.
 
Une satisfaction éprouvante : parvenir à négocier et mettre en œuvre un plan de sauvegarde de l’emploi dans l’industrie alors que tous les indicateurs étaient au rouge : campagne électorale, grève, menace de pollution des sols, recours et couverture médiatique…
 
Un intérêt intellectuel certain : accompagner la rédaction et la négociation d’une nouvelle convention collective de branche, celle de la librairie indépendante. Outre l’intérêt technique, cette intervention impliquait de prendre en compte la spécificité de ce secteur culturel fragile et adapter la norme juridique à ses impératifs.

Quels sont vos domaines de compétences ?

J’interviens sur tous les aspects du droit social, c’est-à- dire le droit du travail, de la sécurité sociale et la protection sociale complémentaire à la fois en conseil et en contentieux.
 
Au fil des années, j’ai développé une expertise en conseil sur la gestion de projets complexes comme les réorganisations, les intégrations d’activités et la négociation collective.
 
L’intérêt du droit social est qu’il est en perpétuelle évolution car il doit sans cesse concilier les enjeux économiques de l’entreprise et les relations humaines.
 
Il impose une faculté d’adaptation constante qui enrichit mon approche sur les dossiers qu’il s’agisse d’optimiser la durée du travail, de mettre en place des politiques de rémunération ou des plans de prévention des risques psychosociaux.
 
Je dois faire preuve de cette même agilité en contentieux et la maîtrise des ressorts du contentieux améliore mon conseil aux entreprises. 

Quelles sont, selon vous, les actualités marquantes de ces dernières semaines dans ces secteurs d'activité ?

Comme je l’ai évoqué, le droit social n’est pas un monolithe mais au contraire un droit qui connait de profondes mutations notamment car chaque législateur apporte sa pierre à l’édifice.
 
Parmi les actualités, il faut bien entendu citer la réforme du Code du travail par les Ordonnances Macron.
 
Avec les nouvelles règles de négociation collective et la mise en place du CSE (comité social et économique - institution qui se substitue au CE et au CHSCT), les entreprises ont la faculté d’adapter la norme à leur organisation et redéfinir leurs relations sociales. C’est une formidable opportunité à saisir.
 
La rupture conventionnelle collective (RCC) constitue un outil utile d’anticipation. Chez Osborne Clarke, nous avons accompagné une des premières RCC signée en France.
 
Je peux également citer les nouvelles modalités du télétravail qui sont l’occasion pour l’entreprise de s’interroger sur l’évolution des rapports hiérarchiques et de transmission de l’information.
 
Enfin, l’entrée en vigueur du RGPD (Règlement général sur la protection des données) en mai prochain impacte naturellement les ressources humaines et il y a encore de nombreuses questions ouvertes sur le sujet.  

Qui conseillez-vous ?

J’interviens pour des entreprises de toutes les tailles, à la fois des groupes internationaux, des PME ou des fonds d’investissement et des associations dans des secteurs aussi variés que l’énergie, l’industrie pharmaceutique ou le retail.
 
Je conseille également de nombreuses entreprises étrangères implantées en France et cet exercice est toujours intéressant car il impose une démarche pédagogique supplémentaire. 

Quels sont vos objectifs pour ce cabinet ?

Apporter mes compétences et mon énergie pour renforcer la pratique sociale aux côté de Maxime Pigeon et contribuer au développement d’Osborne Clarke.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)