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Eric Fiszelson, Associé, Herbert Smith

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Eric Fiszelson - Avocat - Herbert Smith Le Monde du Droit a rencontré Eric Fiszelson de rejoindre Herbert Smith en tant qu’Associé.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Diplômé de SciencesPo en 1999 et titulaire d'une maîtrise de droit des affaires de l'Université Paris V la même année, j'ai ensuite obtenu un DEA de droits de common law à Paris II en 2001. J'ai prêté serment début 2003 et ai travaillé pendant dix-huit mois chez Curtis, Mallet-Prevost, Colt & Mosle aux côtés d'Yves Lepage, maintenant associé financement chez Orrick. Cette première collaboration assez généraliste (financement, venture capital, projets, arbitrage) faisait suite à un stage effectué dans ce même cabinet à New York en 1997, qui m'avait beaucoup marqué. Je rejoins ensuite Ashurst début 2004 afin de me spécialiser en banque/finance. Sous l'égide de Laurent Mabilat et de Diane Sénéchal, je découvre les financements de LBO et participe notamment au financement du projet de ligne à grande vitesse Perpignan-Figuéras. Ayant croisé Arnaud Fromion (lui-même ancien d'Ashurst) sur plusieurs dossiers, je finis par rejoindre Linklaters, où il vient d'être nommé associé. J'y travaille pendant plus de cinq ans, tant à Paris qu'à Londres, où je suis détaché en 2006.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Herbert Smith ?

Une opportunité comme celle-ci, dans un marché toujours convalescent, ne se refuse pas. J'ai été séduit par la firme, son identité, son dynamisme. Mes discussions avec Jacques Bertran de Balanda et Régis Oréal m'ont en outre démontré que nous partageons la même conception de notre métier : rigueur technique, vision entrepreneuriale et prise en compte des attentes commerciales des clients.

Quels sont vos domaines de compétences ?

J'interviens sur plusieurs types de financements : financements d'acquisitions et financements immobiliers principalement, mais aussi dans le cadre de financements corporate plus classiques. J'ai également développé une expertise en matière de financements de projet d'énergies renouvelables (solaires et photovoltaïques).J'ai aussi suivi nombre de clients sur des restructurations de dettes bancaires et obligataires depuis la crise du crédit de 2008.

Quels sont les événements marquants dans l'actualité de ces domaines ?

Fort heureusement, les perspectives sont moins sombres qu'il y a dix-huit mois !
L'activité a redémarré de manière assez sensible sur le segment de la dette LBO, porté notamment par l'appétit des investisseurs high yield. Les montages de "double Luxco" se sont multipliés depuis l'an dernier. Il est difficile de savoir si cette innovation va devenir la condition sine qua non de ces financements. Force est néanmoins de constater qu'ils ne sont plus utilisés aujourd'hui uniquement pour des financements dits "jumbo" (au-delà de 100/150 millions). Les évolutions récentes de la réglementation fiscale (modification des règles applicables en matière de sous-capitalisation apportées par l'amendement Marini) ajoutent un niveau de complexité complémentaire à ces structures et nécessitent beaucoup de discussions avec nos clients. La "répartition des pouvoirs" entre les prêteurs senior et les investisseurs mezzanine (et les discussions inter-créanciers qu'elle suscite) agite également le marché, sans qu'un consensus de place ne semble encore se dégager.
Pour les financements immobiliers, les perspectives sont plus incertaines. Les inquiétudes liées à l'affaire Cœur Défense sont loin d'être dissipées et on constate un relatif attentisme de la part de nombreuses banques. Le marché devrait néanmoins repartir dans un avenir pas trop lointain, notamment en raison de l'arrivée à terme de nombre de crédits immobiliers consentis en 2006-2007.

Qui conseillez-vous ?

J'accompagne tant les banques françaises et étrangères, les entreprises, les fonds d'investissements que les investisseurs mezzanine.

Quels sont vos objectifs pour votre département ?

Sous l'impulsion de Jacques Bertran de Balanda, Régis Oréal et de Georges Dirani (désormais Directeur juridique de BNP Paribas), le département bancaire d'Herbert Smith à Paris a connu une croissance remarquable au cours des dernières années. Aujourd'hui, mon objectif est double : (1) renforcer la présence du département en matière de financements d'acquisitions (pour le compte des prêteurs senior et des emprunteurs) et d'énergie renouvelables ; et (2) accroître notre visibilité sur le segment des financements immobiliers et de la dette mezzanine.