Lutte contre la désinformation liée au coronavirus : les plateformes en ligne doivent poursuivre leurs efforts

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La Commission européenne a publié une deuxième série de rapports sur les mesures prises par les signataires du code de bonnes pratiques contre la désinformation pour lutter contre les fausses informations relatives au coronavirus. Si les plateformes en ligne poursuivent leurs efforts afin de limiter la diffusion de contenus renfermant des informations fausses ou trompeuses sur internet, de nombreuses lacunes demeurent.

Depuis le début de la pandémie de coronavirus et la lutte contre la désinformation à ce sujet, la Commission européenne est en contact étroit avec les plateformes qui ont adhéré au code de bonnes pratiques contre la désinformation en ligne adopté en septembre 2018.

Bruxelles souligne que les plateformes en ligne signataires (Google, Facebook, Twitter, Microsoft, Mozilla et, depuis juin 2020, TikTok) ont fait des progrès depuis l'adoption de ce code, mais de nombreux points restent à améliorer notamment en matière de transparence. 
« Nous constatons que les signataires poursuivent leurs efforts pour promouvoir les sources d’autorité et limiter la diffusion de contenus renfermant des informations fausses ou trompeuses sur Internet. Il reste encore beaucoup à faire pour accroître la transparence et améliorer la responsabilité. Nous comptons donc sur tous les acteurs concernés, y compris les autres plateformes en ligne et entreprises publicitaires, pour signer le code », explique Věra Jourová, vice-présidente chargée des valeurs et de la transparence.

Les rapports des plateformes en ligne sont publiés tous les mois. Cette dernière édition concerne les mesures prises par les plateformes participantes en août et contient les rapports des organisations professionnelles signataires du secteur de la publicité. Ils révèlent que les plateformes ont continué d’accroître la visibilité des sources d’information faisant autorité, de rétrograder et de supprimer des contenus violant leurs conditions d’utilisation actualisées et ont intensifié leurs efforts visant à bloquer ou à supprimer les publicités exploitant la crise à leur profit.

Pour la Commission européenne, des données quantitatives plus complètes, ciblées et détaillées doivent être fournies. « Les rapports des plateformes vont dans la bonne direction; ils reconnaissent leur responsabilité centrale dans la lutte contre la désinformation, mais nous continuerons à suivre de près leurs efforts et à entretenir le dialogue avec eux » réagit Thierry Breton, commissaire chargé du marché intérieur.

Arnaud Dumourier (@adumourier)

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