UTILISATION DES COOKIES : en poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation personnalisée, des publicités adaptées à vos centres d’intérêts et la réalisation de statistiques. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici 

Elections au Conseil de l'Ordre du barreau de Paris : interview d'Anna Salabi et Eric Deprez

Interviews
Outils
TAILLE DU TEXTE

Le Monde du Droit a interrogé Anna Salabi et Eric Deprez, candidats au Conseil de l'Ordre du barreau de Paris pour le mandat 2020-2022.

Pourquoi vous présentez-vous ?

Nous nous présentons car après de nombreuses années de pratique, respectivement 23 ans (Anna SALABI) et 15 ans (Eric DEPREZ), nous avons chacun ressenti un appel du collectif.

Levées les têtes de nos dossiers, nous avons désormais envie de transmettre, de regarder plus loin et plus haut.

Notre profession nous passionne mais comme beaucoup de métiers elle se retrouve en danger. Elle a besoin d’être défendue et valorisée.

Les enjeux sont nombreux et importants et nous souhaitons « en être » pour apporter notre pierre à l’édifice.

Quels sont les principaux axes de votre programme ?

Au plan général, nous souhaitons défendre nos intérêts trop souvent attaqués par les pouvoirs publics.
A ce titre, barrer le projet de réforme des retraites est une priorité.
Plus précisément, et dans un autre registre, nous souhaitons également défendre nos intérêts menacés par la révolution numérique et demeurer hyper vigilants notamment sur les questions relatives à la publicité sur le web.
Il faut éviter à tout prix l’«ubérisation» de notre profession sans pour autant craindre le changement.
Il ne s’agit pas du tout de conserver un pré carré mais de se montrer à la hauteur de l’intérêt de nos clients, les justiciables.
Notre programme s’adresse aussi aux avocats collaborateurs. Nous devons être de meilleurs patrons, s’évertuer à davantage d’équilibre et de bienveillance dans cette relation afin de prévenir leur fuite vers l’entreprise.
Nous devons également les préparer au plus tôt à l’installation et respecter scrupuleusement les règles de la collaboration libérale.
Enfin, il nous tient à cœur de rétablir la qualité des relations entre avocats et magistrats pour un service public de la Justice digne de ce nom.

Quels dysfonctionnements observez-vous au sein de l'Ordre et que proposez-vous comme solution ?

On ne va pas se mentir, l’Ordre est mal perçu, le nombre de votant représente à peine un tiers des membres du Barreau de Paris.

Pour certains il s’agit d’un club fermé, d’un entre-soi où les membres choisissent d’y vivre comme dans un microcosme de nantis.

Il faut absolument changer cela.

Qu'avez-vous de plus que les autres ?

C’est l’électeur qui décide ! Et ce vote comprend sa part d’affects toujours mystérieuse.

Mais nous insisterons sur notre sincérité et… représentativité : nous exerçons notre profession sans être adossés à un syndicat, un groupement, une coterie (le fameux entre-soi, connait pas !).

C’est de cette façon que l’immense majorité de nos confrères exercent également.

Nous, c’est eux et eux, c’est nous…

Propos recueillis par Alice Magar